
« Motifs pour chez soi » vient d'une volonté de proposer une peinture hors-cadre et un motif enveloppant. Reprenant les formes picturales que je peins, la proposition en papier peint illustrera un motif suggérant un espace abstrait et apaisant.
Dans mon travail pictural, les tableaux et les objets que je crée me permettent de questionner les matérialités et les modes de présentation de la peinture. Les sujets que je peins se réfèrent souvent à des éléments spatiaux (lignes, diagonales, perspectives) qui évoquent des espaces intérieurs ou extérieurs. Il s'agira pour moi d'une nouvelle manière de travailler et de concevoir la peinture et l'espace (pictural et réel). Très inspirée par l'architecture et nos espaces intérieurs, la création d'un papier peint sera l'opportunité de travailler avec ces données concrètes. « Motifs pour chez soi » résultera d’une numérisation de plusieurs peintures qui, multipliées, formeront le motif. Les nuances de couleurs, les textures et la profondeur propres à mes peintures seront conservées. Je chercherai une collaboration avec un éditeur de papier peint artisanal pour son savoir-faire technique (numérisation haute définition, mise au rapport, édition). Crédit photo : Florian Binet


Éloïse Foulon est une artiste plasticienne dont la recherche prend forme principalement en peinture. Diplômée d’un DNAP de l’École Supérieure d’Art et Design de Toulon en 2017, elle poursuit sa formation au Canada, où elle obtient en 2019 une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval (Québec). Durant et à l’issue de ses études, elle expose régulièrement à Québec et à Montréal, en contextes individuel et collectif. Au sein de son travail pictural, les tableaux et les objets qu’elle crée lui permettent de questionner les matérialités et les modes de présentations de la peinture : ce qui appartient à la nature de l’image et à la nature de l’objet. L’organisation entre les différents éléments de son travail réfère à la corporéité et l’expérience de la perception. Elle génère des interrelations entre les œuvres et le lieu, les œuvres et le corps, le corps et le lieu. Lors de sa première exposition à Rennes en 2024, "Parterre", présentée à l’Orangerie du parc du Thabor, un nouveau volet de sa pratique s’est ouvert où la dimension hors tableau s’activait non seulement par l’interrelation des œuvres entre elles, mais également avec des spécificités du lieu réel générant un état d’hyper-présence de l’ensemble. Dans le cadre de sa recherche sur la perméabilité entre l’image, l’objet et l’espace hors tableau, elle s’intéresse actuellement à la notion d’in situ.