
À l’occasion de la Nuit Blanche, Eugénie Foucaud présente « Vestiges », une installation explorant les liens entre nature, mémoire et sacré. Trois structures architecturales abritent des fragments en béton et laiton, reliques d’une nature transformée, invitant le public à une expérience autour de la fragilité et de la résilience du vivant.
L'artiste plasticienne Eugénie Foucaud présente « Vestiges », une installation immersive qui interroge les liens entre l’humain, la nature et le temps. Son travail s’inscrit dans une recherche sur l’interdépendance entre ces deux forces et sur la responsabilité collective face à la fragilité de notre environnement. Avec cette œuvre, Eugénie Foucaud explore la dimension sacrée du vivant et la trace que l’humanité laisse sur son milieu. L’installation met en scène une série d’architectures symboliques abritant des fragments sculpturaux, semblables à des reliques contemporaines. Ces éléments évoquent les restes d’une nature transformée ou disparue, conservée comme un témoignage précieux d’un monde en mutation. À la frontière de l’artisanat et de l’art contemporain, l’artiste associe deux matériaux contrastés : le béton et le laiton. Le béton, brut et fissuré, évoque les vestiges d’un monde ancien, tandis que le laiton, ciselé et doré à la main, diffuse une lumière subtile qui confère aux œuvres une dimension presque sacrée. Cette tension entre fragilité et permanence donne aux sculptures l’apparence de fragments archéologiques, témoins d’une civilisation passée. L’installation se déploie à travers trois structures architecturales en bois, un cube, une pyramide et un parallélépipède, inspirées de formes universelles liées à la géométrie sacrée. Disposées selon une organisation triangulaire ouverte, elles invitent le public à circuler librement entre les volumes et à découvrir les œuvres dans un parcours contemplatif. À la croisée de l’archéologie imaginaire et du rituel contemporain, « Vestiges » transforme l’espace d’exposition en un lieu de rencontre entre nature, architecture et spiritualité. L’installation invite ainsi les visiteurs de la Nuit Blanche à une expérience sensible et méditative autour de la mémoire du vivant et de la résilience de la nature.



Eugénie Foucaud est une artiste plasticienne, travaillant à Paris, dont l’œuvre explore les liens entre l’homme et la nature, envisagés comme une totalité indissociable. À travers la sculpture, elle inscrit la responsabilité humaine au cœur de sa démarche et nourrit un dialogue sensible entre l’être humain et son environnement. Le laiton occupe une place centrale dans sa pratique. Conducteur, malléable et lumineux, ce matériau devient sous sa main un véritable médiateur entre les règnes naturels et les constructions humaines. Elle l’associe à des éléments organiques, bois, pierres, végétaux, ainsi qu’à des matériaux issus de l’urbanité comme le béton ou le verre, pour créer une tension entre le naturel et l’artificiel. Ses œuvres interrogent l’urgence environnementale, la mémoire originelle et l’équilibre fragilisé entre l’homme et son environnement. Diplômée de l’École Boulle en gravure ornementale, elle inscrit son travail à la croisée de l’art contemporain et des savoir-faire artisanaux. Gravure au burin, patine, dorure guillochage dialoguent avec des questionnements actuels sur la préservation du vivant et l’altérité. Eugénie Foucaud a présenté son travail dans plusieurs expositions, notamment à La Napoule Art Foundation et à la Nuit Blanche.