
Le projet de Marina Vandra explore les jardins du sud du Royaume-Uni comme espaces culturels et sensibles. À partir de recherches in situ, de croquis et de photographies, l’artiste développera une série d’estampes. Ce travail interroge notre perception du paysage et le jardin comme construction esthétique, sociale et imaginaire.
Le projet de Marina Vandra s’articule autour d’un temps de recherche dans plusieurs jardins du sud du Royaume-Uni, suivi de la réalisation d’une série d’estampes à l’Atelier Ji à Londres. Cette démarche vise à explorer les jardins comme espaces culturels, sensibles et symboliques, et à en traduire les formes et les atmosphères à travers la gravure. Une première phase du projet prendra la forme d’un voyage de recherche durant lequel l’artiste visitera plusieurs jardins représentatifs de différentes époques et esthétiques, parmi lesquels Sezincote Gardens, Nymans Gardens, Prospect Cottage de Derek Jarman à Dungeness et Hestercombe Gardens. Ce travail de terrain permettra de collecter photographies, croquis, notes et observations colorées. Ces éléments constitueront une matière première pour définir les orientations plastiques du projet, notamment les compositions, les formats et la palette des futures estampes. Dans un second temps, Marina Vandra poursuivra ce travail de recherche depuis son atelier parisien. Des lectures et recherches théoriques viendront enrichir l’expérience des visites, tandis qu’un ensemble de dessins préparatoires permettra de préciser les images et les structures visuelles des estampes. La phase de production prendra la forme d’un temps de travail à l’Atelier Ji à Londres, où l’artiste réalisera une série d’estampes en gravure à l’eau-forte sur cuivre, utilisant notamment aquatintes, lavis d’acide et techniques de masquage au vernis et au feutre. Les choix de couleurs et de compositions découleront directement des observations réalisées dans les jardins. Cette recherche, déjà amorcée par le suivi du cours « Histoire mondiale des jardins » de l’école du Louvre en septembre 2025, s’inscrit dans une réflexion plus large sur la manière dont nous percevons et habitons nos environnements. Les jardins intéressent particulièrement l’artiste comme lieux à la fois culturels et sensoriels, révélateurs de nos relations à la nature, au loisir et à l’imaginaire collectif.



La rencontre ou l’espoir d’une rencontre avec un lieu établit l’origine de la pratique artistique de Marina Vandra. Elle s’attache à matérialiser la perception, le souvenir ou l’idéalisation d’un environnement, réel ou non, par la composition d’installations picturales, de peintures, de dessins et d’estampes. Marina Vandra explore différents médiums de manière à ce qu’ils jouent autour de leurs identifications ; aplat mat sur papier, forme hard-edge au pochoir sur toile, crayon de couleur et peinture à l’huile sur acrylique tendent à évoquer collage, impression numérique ou textile teinté, et pour certains projets, basculent vers d’autres statuts comme celui de décor ou de papier peint. Dessin, synthèse graphique allant jusqu’au signe, ajustement de ligne, répétition de forme, composition de motif, rupture de rythme et instauration de vide, sont des points d’investigations, des règles d’un jeu qui s’ajustent pour proposer au regard un équilibre entre identification et interrogation. Diplômée en 2015 de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris avec les Félicitations du Jury, et en 2017 du Royal College of Art de Londres, Marina Vandra vit et travaille aujourd’hui à Paris. Des expositions personnelles et collectives en France et au Royaume-Uni ont présenté son travail, entre autres : à l’Association Pollen à Monflanquin (2021), au Frac Grand Large - Hauts-de-France à Dunkerque (2022), au POCTB, Centre-Val de Loire (2023), à la Galerie Valérie Delaunay à Paris (2025) et au Centre d’art 2angles à Flers (2025).