



Avec Reliques VI, Eugénie Foucaud poursuit sa recherche autour des liens qui unissent l’humain, la nature et la mémoire du vivant. L’œuvre s’inscrit dans une réflexion plus large sur la trace que l’humanité imprime sur son environnement et sur la fragilité de l’équilibre qui relie ces deux forces. À travers la notion de relique, l’artiste évoque la transformation de fragments naturels en témoins précieux d’un monde altéré, comme les vestiges d’un écosystème dont la mémoire persiste dans la matière.
Travaillant à la frontière de l’artisanat et de la sculpture contemporaine, Eugénie Foucaud associe le béton brut et fissuré au laiton qu’elle cisèle et dore à la main. Cette rencontre de matériaux crée une tension entre fragilité et permanence : le béton évoque les restes d’une architecture ancienne, marquée par le temps et l’effondrement, tandis que le laiton introduit une dimension lumineuse et presque sacrée. Par ce geste, l’artiste confère à ces fragments une aura précieuse, comme si ces formes devenaient les reliques d’un monde disparu.
À la croisée de l’archéologie imaginaire et du rituel, Reliques VI invite ainsi à contempler ce qui subsiste, ce qui résiste et ce qui doit être préservé. L’œuvre propose une méditation sur la mémoire des paysages et sur la responsabilité collective face à la préservation d’un vivant devenu fragile.
Cette oeuvre a été vendue

Eugénie Foucaud est une artiste plasticienne, travaillant à Paris, dont l’œuvre explore les liens entre l’homme et la nature, envisagés comme une totalité indissociable. À travers la sculpture, elle inscrit la responsabilité humaine au cœur de sa démarche et nourrit un dialogue sensible entre l’être humain et son environnement. Le laiton occupe une place centrale dans sa pratique. Conducteur,…
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