Marie Marcell
Cette oeuvre a été vendue



Considérant la création de plantes fictives comme domaine d’expérimentation, j’invente des objets hybrides aussi réels que les plantes. “Faire revivre” évoque la fragilité de nos souvenirs matérialisés sous forme de fleurs. Rappelant la tradition populaire des fleurs funéraires en céramique, cette matière constitue une approche sensible du vivant permettant de figer la beauté éphémère des fleurs. Inspirée des figulines et de la manufacture de Vincennes, cette création accentue le contraste entre le minéral et le végétal, le fragile et le solide, engendrant ainsi la saxifrage - plante qui pousse dans la faille d’un rocher - symbole du miracle et de l’espoir. À mes yeux, l’orchidée offre les manifestations les plus harmonieuses de l’intelligence végétale. Leur richesse de couleurs, conséquence de la pollinisation, dispense une palette immense. Cette plante est la seule à avoir colonisé la biosphère dans sa quasi-totalité. Sa symbiose parfaite avec chacun des deux autres grands règnes de la vie évolutive, les animaux et les champignons, fait d’elle la plus évoluée des fleurs. Pureté en Extrême-Orient, érotisme en Occident, aucune fleur n’a jamais été autant surchargée de significations. Pouvant multiplier à l’infini, sa forme, l’orchidée est paradoxalement l’espèce vivante la plus menacée d’extinction. Elle porte en elle l’essence de ma recherche : la force et la fragilité.
Cette oeuvre a été vendue

Issue d'un parcours mêlant les Beaux-Arts et la mode pour devenir designer de broderies, Marie Marcell se tourne finalement vers la pratique de la peinture et de la céramique, inspirée par la flore. Poursuivant un courant pop-surréaliste, elle utilise la flore comme avatar permettant d’exprimer des émotions souvent inconscientes, et de l'esthétique du Kitsch pour explorer des récits d'intimité. Pratiquant la céramique depuis son plus jeune âge, elle explore de nouvelles techniques d'émaillage et de cuisson ainsi que des associations de nouvelles matières issues de la broderie, dont ses sculptures sont le fruit. Cette matière est pour elle un vecteur sensuel permettant de donner du volume à son univers et de le faire exister comme partie du monde réel.